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le protectionnisme d’abord, le nationalisme ensuite

de : Caleb Irri
dimanche 14 mars 2010 - 09h48 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires

Dans le monde capitaliste, le progrès est synonyme d’innovation technologique, et de concurrence « libre et non faussée ». Les monopoles sont en théorie interdits, car ils remettent en cause le bénéfice du progrès, qui doit selon une définition plus vaste de cette acception servir au bien-être de tous les hommes. A travers la concurrence les prix doivent inévitablement baisser, pour permettre au plus grand nombre de profiter des bienfaits que nous offre l’innovation technologique.

Si la puissance des nations riches d’aujourd’hui s’est construite en grande majorité grâce à ces innovations, elle n’a pourtant été rendue possible que grâce au protectionnisme, censé défendre l’économie, et l’indépendance de ces nations (qui en réalité n’ont fait que protéger que leurs propres intérêts). Mais le protectionnisme a été remis en cause après la deuxième guerre mondiale, puis dévalorisé au cours des décennies suivantes, pour faire place à l’idée de la mondialisation, de la dérèglementation, du libre-échange. C’est ce qu’on appelle le « néo-libéralisme ».

Bien entendu, ce libéralisme proclamé n’est jamais allé jusqu’au bout, et le protectionnisme n’a jamais totalement disparu : même si l’entente de certaines entreprises par rapport à leurs relations parfois incestueuses est théoriquement condamnable, ces liens pour fausser la concurrence existent toujours. Comme existent toujours la dépose de brevets (qui ne sont rien de moins que l’autorisation d’un monopole pendant un certain nombre d’années), ou l’incompatibilité entre les produits des différentes marques, qui nuisent évidemment à la possibilité pour les peuples de bénéficier, au moins dans un premier temps, des bienfaits de ces innovations.

Mais avec la crise, qui n’est en définitive que la conséquence directe de la mondialisation (on va chercher ailleurs la main d’oeuvre moins chère, les lois les moins contraignantes au niveau du droit du travail ou des normes écologiques-en mettant en péril l’économie des nations dont sont issues les entreprises qui, auparavant, faisaient tourner leur propre machine économique), les gouvernements se sont aperçus que non seulement les impôts ne revenaient plus dans le giron national (paradis fiscaux, installation en pays étrangers), mais qu’en plus cet état de fait conduisait à terme à développer l’économie des autres pays dits « émergents », donc au détriment des « vieilles nations ». L’innovation technologique, par l’intermédiaire de contrats passés entre les Etats accueillant les entreprises innovantes (transferts de technologie) ou les « cerveaux », risquait également de leur échapper, et avec elle toute possibilité de conserver l’avance qu’ils avaient conquis de longue date sur le dos des pays les plus faibles.

Face à ce danger, on assiste désormais au retour du protectionnisme, comme l’a prouvé récemment l’affaire de l’appel d’offre de l’armée américaine sur les avions-ravitailleurs. Car pour être à peu près cohérents dans la logique libérale, les brevets ne tiennent qu’un temps, et les monopoles finissent par disparaître, comme on le voit avec la venue sur le marché des médicaments génériques qui, une fois tombés dans le domaine public, réduit considérablement les bénéfices de certaines entreprises toujours innovantes certes, mais pas forcément sur le territoire des dominants de l’économie.

Pour ne pas laisser leur pays dépérir à l’avantage de leurs ennemis économiques, il faut donc pour les pays puissants faire revenir à tout prix les capitaux sur leur territoire, et promettre monts et merveilles aux grands patrons (baisse des droits du travail, des cotisations et autres taxes, des salaires), afin de faire revenir l’innovation et l’emploi à l’intérieur de leurs frontières.

Comme l’argent est le nerf de la guerre, et que les grandes puissances d’hier ne possèdent plus que leur potentiel technologique (avec l’abandon des colonies et la « tertiarisation de l’emploi », les matières premières sont désormais importées) pour conserver leur pouvoir, il faut agir assez vite. La guerre en Irak, comme celle d’Afghanistan, sont bien une conséquence de la peur des pays riches de perdre ce pouvoir, et c’est évidemment pour cette raison qu’ils ont repris la colonisation de force, afin de s’emparer, et de transporter ces matières premières pour leur propre compte. Et de les défendre avec les armes s’il le faut.

Car le combat est féroce : face à des géants comme la Chine, l’Inde où le Brésil, il faut protéger son pré-carré, et ce malgré toutes les bonnes volontés fraternelles affichées : les Etats sont en cela comme les individus : à l’intérieur du système capitaliste, si ce n’est pas l’un qui prend la place, un autre la prendra.

Lorsque dans l’Histoire, de tels retournements de situation se sont produits, on a chaque fois assisté aux sourires de façade entre ennemis, aux embrassades officielles entre partenaires, et en sous-main à de secrets traités d’alliance permettant de s’assurer une force plus importante en cas de problème avec « un concurrent ».

On ne parle plus alors de protectionnisme, mais de nationalisme. Et face à la crise qui ne fait que s’amplifier par les mesures protectionnistes qui ne font qu’amplifier les tensions entre les nations, les mesures prises visent à rejeter ce qui coûte à la nation, et protéger ce qui lui rapporte. Le traité ACTA, en préparation discrète, semble être un bon exemple de cette bataille qui se conduit pour protéger les intérêts des pays puissants se sentant menacés. En prétextant la défense des droits d’auteurs, les brevets, ces nations s’arrogent le monopole quant à certaines innovations technologiques capables d’être stratégiques (économiquement, mais aussi militairement), tout en s’autorisant le contrôle et la surveillance, à ce titre, de toutes les communications possibles, qui pourraient vite être redéfinies en « espionnage », car risque provoquer une défaillance de ce protectionnisme.

L’usage d’internet, qui a profondément modifié les relations entre les peuples, a également modifié les relations entre Etats. Car à partir du moment où un Etat se renferme sur lui-même, et qu’il s’inscrit dans le nationalisme, l’ouverture sur les autres est un danger pour lui. Il n’est pas innocent que les signaux concernant la liberté sur internet virent peu à peu au rouge ; c’est que la course est désormais lancée, et il est fort possible que d’ici à peu certains masques tombent, et qu’on nous ressorte les vieux discours du genre « celui qui n’est pas avec nous est contre nous ».

Le pire dans tout cela, c’est que nous savons très bien, tous, où cela conduit, comme il en a toujours été : le nationalisme d’abord, la guerre ensuite…

Caleb Irri

http://www.calebirri.unblog.fr


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Commentaires de l'article
le protectionnisme d’abord, le nationalisme ensuite
14 mars 2010 - 10h00 - Posté par cop

face à cela, la classe populaire d’abord, partout, unie, ...



le protectionnisme d’abord, le nationalisme ensuite
15 mars 2010 - 16h26 - Posté par MatRen

Cet article est un mélange étrange de clairvoyance et de pensée unique.

C’est une aberration que de parler du "protectionnisme" comme s’il s’agissait d’une essence indivisible flottant dans l’éther divin. C’est comme si on parlait des "impôts" en regroupant tout à la fois l’impôt sur les dividendes et la TVA, ou de "mouvement social" pour désigner une grève ouvrière aussi bien qu’un lock-out patronal. Comme les mouvements sociaux et les impôts, le protectionnisme possède un caractère de classe. Entre une subvention aux exportations versée aux frais de la collectivité dans la trésorerie des entreprises - c’est-à-dire dans la poche des actionnaires - et une taxe à l’import prélevée sur les entreprises qui délocalisent et reversée aux catégories populaires, il n’y a rien en commun. Une frontière nette les sépare, traçant la limite entre un protectionnisme bourgeois et réactionnaire destiné à assurer les profits des transnationales quitte à recourir au nationalisme et à l’impérialisme, et un potectionnisme prolétarien et social destiné à mettre les acquis sociaux des travailleurs des pays développés à l’abri du dumping, sans abandonner un seul pouce de la solidarité internationaliste.

Comme tu sembles l’avoir compris, la mondialisation n’est pas durable. On ne peut pas continuer impunément à ballader des haricots en avion et à transformer l’occident en une civilisation de chômeurs-consommateurs de produits asiatiques. Les excès écologiques et économiques de la mondialisation nont cessé de creuser la tombe dans laquelle elle s’apprète à tomber ... à nouveau. Car le dérapage libre-échangiste dont nous sommes les contemporains n’est pas le premier de l’histoire. Les canaux de Suez et de Panama surent creusés longtemps avant le GATT et l’OMC. Le premier règne de la mondialisation a culminé au début du XXème siècle pour engendrer la Première Guerre Mondiale.

Compte-tenu de l’effrondrement inéluctable du sous-système mondialiste, le choix de demain n’est pas entre le protectionnisme et le libre-échange. Il est entre un protectionnisme social, et un protectionnisme réactionnaire qui nous mènerait au nationalisme et à la guerre.

Nous avons besoin d’un protectionnisme social. Une taxe douanière sur les importations, d’autant plus élevée que le pays d’origine des marchandises paye mal ses travailleurs. Au niveau européen autant que possible, au niveau national autant que nécessaire. Reversée intégralement aux classes populaires pour assurer le maintien du pouvoir d’achat.

Les entreprises délocalisent ? Ramenons-les par la peau des fesses !

MatRen



le protectionnisme d’abord, le nationalisme ensuite
15 mars 2010 - 23h06 - Posté par Caleb Irri

bonjour,

si j’ai bien compris votre commentaire, il y aurait un "bon" protectionnisme et un "mauvais". permettez mois de ne pas être d’accord. lorsque vous évoquez la mondialisation, il y un système de vases communicants entre les différents pays : les pays pauvres sont attirants pour les entreprises qui veulent faire du profit, car la législation leur est favorable (moins de salaire, moins de protection sociale, moins de contraintes...). mais si le phénomène de délocalisation augmente, alors petit à petit les droits et les contraintes augmenteront dans les pays pauvres, jusqu’à ce qu’ils atteignent un certain niveau. en parallèle, l’emploi et la situation économique des pays riches tendra à se dégrader, et pour récupérer du travail et des investisseurs, il faudra baisser les salaires et les droits sociaux.

il n’y a pas trente-six solutions

le protectionnisme est à la protection ce que l’islamisme est à l’islam, en ce sens qu’il est une sorte d’excès par rapport à la norme (d’où le "isme") : il se sert de sa position dominante pour empêcher, comme avec les politiques agricoles subventionnant la production des pays riches, aux pays pauvres de se développer par une concurrence "libre et non faussée" que j’évoque dans mon article. c’est par ce moyen qu’ils peuvent encore se permettre d’être à peu près compétitifs. cela est peut-être bénéfique pour les pays riches, mais pas pour les autres, qui patissent de ces politiques considérées par les pays émergents (à juste titre à mon avis) comme injustes.

et c’est bien là tout le problème : car soit on considère les lois du capitalisme comme justes, et alors des pays comme la France n’ont rien à faire dans les pays puissants, soit on s’arrange avec la justice en considérant que les pays pauvres doivent le rester.

la seule autre possibilité, c’est tout simplement de remettre en cause le capitalisme.

Caleb Irri


le protectionnisme d’abord, le nationalisme ensuite
16 mars 2010 - 01h12 - Posté par MatRen

L’idée des vases communicants est un thème assez classique de la vulgate libérale : le libre-échange permettrait aux pays pauvres de faire jouer un "avantage comparatif" dans la compétition mondiale et de rattraper ainsi leur retard. Cela ne suffit pas pour prouver sa fausseté, mais c’est toujours bien de savoir d’où viennent les idées qui circulent.

Car il y a développement et développement.

Les industries et les services que la mondialisation détruit en Occident sont pour la plus large part des activités économiques tournées vers le marché intérieur. Celles-ci contribuent à la souveraineté et à l’autonomie économique des nations qui les abritent et des peuples qui y travaillent. Un peuple sans indépendance économique ne dispose d’aucune marge de manoeuvre politique, notamment envers sa propre classe dominante.

A l’inverse, le modèle de développement que cette logique des "vases communicants" impose aux pays du tiers-monde détruit leur souveraineté économique et politique. Les transnationales mettent en oeuvre des procédés dont la productivité est déraisonnablement élevée compte tenu du niveau de développement : point besoin de subventions à l’export pour que l’agriculture et l’industrie des "arrière-pays" soient ravagées et laminées par cette concurrence. L’économie nationale est livrée toute entière au bon vouloir du "marché mondial", c’est à dire de la bourgeoisie transationale, et réorganisée pour servir les besoin d’un système économique dont nous savons tous deux (voir plus haut) qu’il n’est pas durable. Sous le patronage de la bourgeoisie mondiale, les richesses profitent beaucoup à une classe de nouveaux riches (voir Chine, Inde, ...) et fort peu à la population dans son ensemble.

Je ne peux pas faire mieux que de citer à ce propos le verdict prononcé par le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM) : "L’OMC complète la puissante machine de guerre contre les peuples de la planète. Le renforcement de la connexion des économies du Sud au marché mondial se fait au détriment de leurs producteurs locaux, de leur marché intérieur et des possibilités de renforcer les relations Sud-Sud."

Est-ce vraiment le modèle de développement que nous souhaitons, à la fois pour nous et pour les pays du tiers-monde ? Davantage de mondialisation, c’est toujours plus de pouvoir pour les multinationales et moins de marges de manoeuvre pour les peuples.

Toujours dans l’analogie des vases communicants, il faut tenir compte du diamètre des colonnes d’eau. Les pays d’Asie ont encore derrière leurs centres industriels d’immense masses paysanes arriérées que l’Occident a mis deux siècles à résorber. A chaque point de productivité gagné dans le secteur agricole, ce sont des millions de paysans ruinés qui affluent vers les usines pour vendre leur force de travail à n’importe quel prix et noyer les acquis sociaux du frêle prolétariat constitué. Compte tenu de cette gigantesque "armée de réserve", cautionner la logique des "vases communicants" revient à cautionner une baisse importante et durable des conditions de travail et de rémunération des travailleurs des pays industrialisés. Parce que les colonnes ne sont pas de même diamètre, l’eau va descendre beaucoup plus d’un côté qu’elle ne montera de l’autre.

Nous luttons âprement pour défendre les acquis sociaux dans les pays industrialisés ... et d’aucuns voudraient cautionner leur chute au nom d’une sorte de misérabilisme fondé sur l’idée que le tiers-monde n’est pas capable de se développer autrement qu’au détriment de l’Occident. Aidons-les à se débarrasser de leur dette injuste et des multinationales qui pillent leurs ressources, au lieu de les livrer encore davantage à leurs bourreaux libre-échangistes. Après cela, ils se développeront très bien, avec ou sans "vases communicants".

Plus vite elles seront mises à l’abri du dumping social, et plus vite les masses travailleuses occidentales pourront repartir à l’assaut, pour elles-mêmes et aux côtés de leur frères du tiers-monde.

Le "protectionnisme" n’est rien de plus qu’une "politique économique visant à défendre certains acteurs nationaux" ... mais la définition ne dit pas lesquels. Il y a donc autant de protectionnismes radicalement différents que d’acteurs économiques à défendre, d’autant plus lorsqu’il s’agit de classes sociales antagonistes. L’exemple que vous citez (subventions à l’exportation) est l’exemple-même que j’avais repris plus haut pour illustrer le protectionnisme bourgeois contemporain que je combat pour les mêmes motifs que vous. Cela ne remet pas en cause la possibilité d’un protectionnisme social qui aurait vocation à établir les conditions d’un commerce réellement équitable en neutralisant la possibilité du dumping social.

La sortie du capitalisme n’est pas réaliste à court terme. Il suffit de voir les niveaux de conscience, de radicalité et d’activité politique de la classe travailleuse pour s’en rendre compte. Présenter le renversement immédiat du capitalisme comme la seule alternative, c’est donc ne proposer aucune alternative. La priorité du jour, c’est d’imposer à la bourgeoisie des réformes de structure qui modifient durablement l’équilibre des forces à son détriment, et le protectionnisme social en fait partie.

MatRen


le protectionnisme d’abord, le nationalisme ensuite
24 mars 2010 - 18h45 - Posté par Jack

Si l’on ne met pas fin à l’économie capitaliste, à la loi du profit, il n’y a aucune solution dans la crise en cours. Effectivement, le protectionnisme, même si on le déguise sous le terme de "social", ne servira qu’à augmenter les profits dans les secteurs concernés.

Et comme le protectionnisme d’une nation entraine la réplique des autres, la crise, comme dans les années 30, en sera encore accélérée, alors même qu’elle s’annonce vraisembablement plus grave que dans les années 30 sans cela...Donc dans le désastre économique et social, après avoir vendu le "consommons français", les mêmes passeront au "produisons français" puis à l’expulsion de tout ce qui n’est pas de 4 générations né sur le sol...

Dans la crise qui vient, le protectionnisme, déjà proné par le FN, et quelques autres il est vrai, est de la nitroglycérine. A manier avec précaution.

Non, l’alternative, c’est bien la fin de la dictature capitaliste, qui nous mène à la barbarie. C’est la maitrise de l’économie par les travailleurs et la planification des échanges sur la base d’accords de coopération prenant en compte les besoins d’émancipation de tous les peuples : consommation, formation, conditons de travail, protection de l’environnement.

Cette planification des échanges, sur la base de la coopération, est le seul principe progressiste.
Donner des protections aux entreprises capitalistes ne résoud rien, sinon accélérer la crise et la marche vers la barbarie, xénophobie en tête.






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