Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
PUBLIEZ ICI PUBLIEZ VOTRE CONTRIBUTION ICI

Formatage consumériste…

de : Mengneau Michel
mercredi 13 janvier 2010 - 18h50 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires
JPEG - 104.4 ko

de Michel MENGNEAU

Un beau matin, plus d’internet, plus de téléphon…la cata dans un monde où l’on ne peut plus se passer de ces moyens de coms. - on notera la dialectique qui est un peu dans le ton de la communication moderne. On pourrait sans doute, on devrait même souvent, s’en passer.

Quoique, malgré un brin de nostalgie envers le stylo à plume et le papier vélin, puis le timbre léché abondement pour qu’il colle, il faut bien avouer qu’internet diminue les distances et permet de s’exprimer facilement sur divers sujets, et ceci lorsque l’on s’applique : d’abord dans un langage correct, c’est-à-dire en faisant des phases, et puis en tentant de soigner l’orthographe ; ce qui n’est pas toujours le cas avec d’autres moyens de communications comme les SMS du portable (Sans Méthode Syntaxique).

Donc, à l’instar de tout abonné à un serveur je vais alors m’enquérir auprès de mon fournisseur d’accès internet afin de trouver la raison de cette interruption. Bordel !!! J’oubliai, pas de téléphone…

La voisine compatissante m’ayant gentiment prêté son bigot-phone - elle est très pieuse effectivement -, je tente de joindre le service technique salvateur. Un dédale de touche à enfoncer et, après avoir été abreuvé pendant trois minutes d’une musique « anglophonisante » et tamtameuse, mélange insipide et cacophonique de Cléderman, Rieu et Jarre, j’arrive à joindre le responsable technique ; le prétendu réparateur qui, déjà, pour faire augmenter la durée de la communication qui s’avère payante, me demande mon curriculum vitae, du moins le numéro de tél, le numéro du machin, du truc, une liste longue comme ça……. à n’en plus finir, dans le but évident et non avoué de me facturer un maximum pour avoir été en panne.

Ce n’était que des agapes ! Pourtant, sentant que je suis sur des charbons ardents mon hôtesse me propose aimablement un café. Heureusement qu’elle a fait diversion car le zigoto à l’autre bout du téléphone me dit qu’il faut faire des manipulations à partir de mon ordinateur pour donner un deuxième souffle à mon routeur. En fait, il me dit ni plus ni moins qu’il faut que je sois prêt à taquiner ma souris ou à pianoter sur mon clavier, donc à proximité de mon engin… A mon avis, il n’a pas tout compris !

M’armant de patience, en tournant inlassablement la cuillère dans ma tasse de café pour calmer mes nerfs, je lui explique que, comme mon modem est en panne, je n’ai donc par conséquence pas de téléphone et que je l’appelle de chez l’âme charitable qui a bien voulu me prêter momentanément sa ligne téléphonique, celle-ci se habitant à cent mètres de mon domicile. Ca, brutalement, il semble avoir percuté… mais me rétorque aussitôt : « Vous n’avez qu’à prendre votre portable ! ».

Seulement voilà, je n’ai pas de portable ! C’est ce que j’ai tenté d’expliquer à l’obtus de l’autre bout du fil qui, après un moment de réflexions l’ayant amené à me considérer comme un résidu du néolithique, a fini par comprendre que mon cas était irrémédiable, pas de chance pour lui, il était tombé sur un type suffisamment arriéré pour ne pas profiter des joies qu’offre un engin qui sonne à tous bouts de champs et partout… Ne voulant pas perturber d’avantage mon interlocuteur, je n’en ai rien rajouté ; j’aurai pu, en lui expliquant par exemple que cet engin m’était totalement inutile, et que lorsque j’allais faire mes emplettes je faisais auparavant une liste détaillée afin de ne pas être comme beaucoup de quidams que l’on voit le portable à la main, piqué devant l’étalage des boîtes de conserves l’air interrogatif et recevant les dernières instructions supra importantes de sa femme, qui lui explique par l’intermédiaire des ondes qu’il faut prendre des petits pois extra-fins et non des moyens, qui trop gros et farineux, sont réservés pour aller à la pêche à la carpe. Où les avertis me comprendront, c’est pour la pêche et les petits pois, pour le reste c’est moins sûr car le formatage intellectuel et consumériste ayant tellement fait de ravage que de moins en moins d’individus raisonnent librement.

Comme je n’ai pas voulu mettre un peu d’huile sur le feu, je lui ai simplement dit que les communications de ledit engin ne passaient pas dans les maisons de mon village et que c’était l’une des raisons de ce choix. J’ai même rajouté, manière de détendre l’atmosphère, qu’il fallait monter sur le point haut de la commune, à côté du cimetière, pour capter un quelconque signal.

Bon, bé, prenez le portable de votre voisine me répondit-il !!! Grand silence, moment de stupeur.

Comme un mur d’incompréhension s’est établi entre nous, il me balance vite fait quelques manipulations à effectuer et me demande de le rappeler dans le cas où cela n’aurait aucune efficience, disons-le franchement, on sent qu’il est persuadé de l’inefficacité de la méthode.

En effet, après avoir tripoté les fils de l’engin, fait risette (reset), c’était toujours pareil. Derechef, nouvelle communication payante avec les services techniques du fournisseur, et là, la chose se passe différemment. En effet, dès que je donne mon numéro de téléphone, mon interlocuteur dit qu’il va voir ce qu’il en est, grand silence la première fois durant à peu près deux minutes, puis ça raccroche. La deuxième tentative, ainsi que la troisième, même scénario mais avec cette fois, au lieu du silence, une musique -dont on se demande comment certains qui se prennent pour des musiciens arrivent à vendre ce genre de bouillie- pendant une à deux minute, et puis ça raccroche ! Donc, il semble évident que, lorsque j’annonce mon numéro de téléphone, la consigne passée est de faire payer la note forte à l’inconséquent qui n’a même pas de portable. Se désintéressant de l’inopportun, tous le service technique se retrouve alors autour de la machine à café, et l’on se gausse du taré arriéré pendant que celui-ci patiente, assourdi, dans l’espoir fou d’une quelconque bonne nouvelle lui annonçant la fins de ses déboires.

Etant considéré comme un déconsidéré, j’ai alors piqué une grosse colère. Après avoir résilié mon contrat, je vais voir sur ces entrefaites un nouveau fournisseur d’accès en expliquant bien mon problème, et que n’ayant pas de portable je me trouvais un peu handicapé en cas de panne. Mon interlocutrice qui avait bien saisi les données de ma situation me proposa alors une seconde ligne de téléphone indépendante de l’internet. Donc, deux abonnements, mais qui faire ? Peu de chose en vérité ! C’est donc contraint et forcé, si je voulais continuer à naviguer et téléphoner en toute sécurité, que j’aie dit oui à sa proposition.

Lorsque les papiers d’inscription furent faits, elle me dit qu’il faudrait quelques jours avant que les lignes soient établies pour cause de transfert, et que je serais prévenu à ce moment là.

Par SMS, sur votre portable…m’a-t-elle précisé !!!

Note de l’auteur : Malheureusement, il s’agit d’une histoire vécue….

Il est vrai que pour ne plus être emmer… avec ce genre de problème, la solution serait de se passer de téléphone et d’internet, hum…

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com


Partager cet article :

Imprimer cet article
Commentaires de l'article
Formatage consumériste…
17 janvier 2010 - 16h40

Le seul et unique but de ces marchands de communications est de gagner de l’argent. Après, si la technique marche, c’est tant mieux et là ils vous vendent de la publicité .autrement dit, du fric une fois, du fric deux fois. Et quand ça plante, du fric trois fois. Ils sont malins puisqu’on ne peut plus s’en passer.



Formatage consumériste…
18 janvier 2010 - 22h53 - Posté par Paul

Si vous voulez savoir comment ça se passe quand il n’y a plus d’internet, regardez Cybergedon sur numerimatch.com. C’est une web série de 13 épisodes qui se passe dans une petite ville de province française après que le réseau des réseaux se soit arrêté. Enjoy : http://www.numerimatch.com/revue-web/cybergedon-saison-1-lintegrale-des-13-episodes-et-le-teaser-s2/14198







accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

(test au 15 juin 2021)
Facebook Twitter
DAZIBAO
Une lettre de Cesare Battisti, en grève de la faim et des soins depuis le 2 juin
jeudi 10 juin
de Cesare Battisti
Je m’adresse à mes enfants bien-aimés, à ma compagne de voyages, aux frères et aux sœurs, aux neveux, aux amis et aux camarades, aux collègues de travail et à vous tous qui m’avez bien aimé et soutenu dans votre cœur. Les effets destructeurs de la grève Je vous demande à vous tous un dernier effort, celui de comprendre les raisons qui me poussent à lutter jusqu’à la conséquence ultime au nom du droit à la dignité pour chaque détenu, de tous. La dignité (...)
Lire la suite
QUI ATTAQUE UN CAMARADE ATTAQUE NOTRE SYNDICAT DANS SON ENSEMBLE !!!!
samedi 5 juin
de Roberto Ferrario
Après mon expulsion de infocom ordonné par Romain Altmann ma colère est très froide je peux dire glaciale... Je me réveille cet matin avec plein d’idées de comme organiser la riposte... mais tranquillement... Ma première adhésion syndicale à 17 ans mon premier boulot dans le plus grand hôpital de Milan, je ne 64 et certainement n’est pas un Romain Altmann qui va m’empêcher de continuer mon combat, probablement solitaire... Mais aussi avec mes camarades de mon syndicat, la (...)
Lire la suite
La purge interne chez Info’Com-CGT se poursuit...
vendredi 4 juin
de Collectif Bellaciao
La direction du syndicat #InfoComCGT dirigé par le secrétaire général Romain Altmann : après avoir poussé à la démission Mickaël Wamen (délégué CGT Goodyear) du syndicat #InfoComCGT après avoir expulsé Sidi Boussetta (secrétaire-adjoint UL CGT Blois) du syndicat #InfoComCGT après avoir expulsé Roberto Ferrario (porte parole du site bellaciao.org) du syndicat #InfoComCGT après la démission de Stéphane Paturey secrétaire général-adjoint d’#InfoComCGT après la démission de (...)
Lire la suite
Israël. Exemple du déséquilibre d’information…
lundi 17 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Le gouvernement israélien a toujours peur de l’information comme aujourd’hui après la démolition du siège de l’AP et comme par le passé les « ennemis d’Israël » sont des journalistes ... Exemple du déséquilibre d’information. Des journalistes à Gaza sur les décombres de leurs anciens bureaux détruits par l’armée de l’air israélienne ... A Paris, la discussion sur « nos » médias grand public tourne autour du nombre de fois où l’expression (...)
Lire la suite
Liberté de la presse, version israélienne (video)
samedi 15 mai
L’armée israélienne a détruit samedi le bâtiment qui abrite les bureaux de l’agence de presse américaine Associated Press et Al Jazeera dans la bande de Gaza La tour de la ville de Gaza qui abritait les bureaux des médias internationaux a été pulvérisée samedi par une attaque annoncée quelques minutes plus tôt par l’armée israélienne. Le bâtiment de 13 étages, visé par l’armée de l’air israélienne et qui venait d’être évacué, s’est effondré, (...)
Lire la suite
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite
Mise à jour : réfugiés italiens sept sur dix sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Oreste Scalzone
* Sur les sept personnes arrêtées hier matin à l’aube, libérées de prison et remises en « caution » sous contrôle judiciaire : Roberta Cappelli, Narciso Manenti, Marina Petrella, Giorgio Pietrostefani, Sergio Tornaghi. ** Des deux Compagnons constitués ce matin, l’audience pour « statuer » sur la demande de libération de Luigi Bergamin a été fixée à 18 heures, et il est fort probable qu’elle ait eu le même résultat. Les « demandes » formulées par l’avocate Irène (...)
Lire la suite