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Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »

de : Frédéric Durand
lundi 17 septembre 2007 - 13h16 - Signaler aux modérateurs
10 commentaires
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Roberto, Frédéric Durand et André Fadda

Roberto, Frédéric Durand et André Fadda

Justice . La Société des chantiers navals de l’Atlantique sort ébranlée du procès qu’elle avait intenté contre un site Internet militant

de Frédéric Durand Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), envoyé spécial.

Atypique, « le procès du site Bellaciao », qui se tenait mardi à Saint-Nazaire, l’a été à bien des égards. Il opposait la Société des chantiers navals à Roberto Ferrario, accusé d’avoir diffusé sur son site un texte de l’USM-CGT dénonçant, en des termes jugés diffamatoires par la direction, le sort de treize ouvriers polonais travaillant sur le chantier .

Atypique d’abord parce qu’il s’aventure sur un terrain peu défriché, celui des nouvelles technologies de l’information, domaine où le législateur a un train de retard.

Question : l’animateur d’un forum Internet peut-il être tenu pour responsable du contenu d’un message posté en temps réel sur son site ? Si la réponse est oui, cela équivaut, comme le fait remarquer au tribunal Me William Bourdon, avocat de la défense, « à rendre responsable n’importe quel animateur télé d’un propos déplacé tenu en direct par l’un de ses invités »… Atypique ensuite parce que ce procès se tient à mi-chemin entre liberté de la presse et liberté syndicale.

Jean-François Téaldi, responsable du Syndicat national des journalistes CGT, s’avoue inquiet pour « la liberté d’expression dans notre pays ». « L’incroyable dans cette affaire, nous confie-t-il, c’est qu’en cherchant un peu on constate que, tous médias confondus, l’évocation des conflits sur les chantiers fait l’objet de plus d’une centaine d’articles, parfois bien plus durs que celui de la CGT. » De son côté, cité comme témoin, André Fadda, de l’USM-CGT, égrènera à la barre une si longue liste d’infractions au Code du travail à l’endroit des travailleurs immigrés sur le site naval que la plainte en diffamation portée par la direction des chantiers fera figure d’épouvantail. « Des mallettes bourrées de billets, voilà le remède souvent choisi par la direction pour faire cesser les conflits, les travailleurs devaient prendre le liquide, sans même un bulletin de salaire », témoigne le syndicaliste. Atypique, enfin, parce qu’au gré de l’audience, du statut de victime, qui convient a priori au plaignant, la société va devoir endosser celui d’accusé.

La stratégie qui consistait à rejeter toutes les accusations au prétexte que les exactions commises étaient le fait d’entreprises sous-traitantes et ne pouvaient, en aucun cas, lui être imputées ne tiendra pas. En effet, une discrète note de la direction des chantiers envoyée aux sous-traitants, cyniquement intitulée « montage exotique », démontre qu’elle les encourageait au contraire à avoir recours massivement à de la main-d’oeuvre étrangère. Objectif : gagner 30 % en productivité, difficile à atteindre sans ouvriers étrangers prêts à travailler sept jours sur sept pour le SMIC.

Malgré la descente, sur les chantiers, de plus de quarante agents des services de l’inspection du travail, rien ne parviendra à stopper complètement des pratiques que la CGT qualifie de « banditisme patronal ou de flibusterie organisée ». Propos qui valent aujourd’hui un procès à Roberto Ferrario pour les avoir relayés sur son site. Si le président du tribunal a mis l’affaire en délibéré jusqu’au 2 octobre, on imagine mal une autre issue que la relaxe. D’autant que le plaignant avait lui-même très vite révisé ses ambitions à la baisse : de 16 000 euros réclamés au départ, on aboutira à un seul euro symbolique demandé par les Chantiers navals. Même celui-ci risque d’être difficile à obtenir…

 http://www.humanite.fr/2007-09-13_P...


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Commentaires de l'article
Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
17 septembre 2007 - 14h24

Attention, ...1 euro, si il se devait que "Roberto-Bellaciao" doit les verser, c’est que quelque part la "justice" aura décidé que le plaignant (les chantiers navals), ont eu raison !

Dans ce cirque là, les symboles ont du sens et de la valeur.
Le tribunal n’est pas un magasin de luxe que la qualité de la défense aurait transformé en HArdtDisconter.
Et obtenir cela (gagner cela !) c’est tout sauf une "victoire" du "principe" de la liberté d’expression !

1 euros, c’est infiniment trop et totalement inacceptable !
SAd



Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
17 septembre 2007 - 14h39 - Posté par

Tout à fait d’accord avec toi Sad UN EURO C EST TROP ! Si on laissait passer cet euro on ouvrirait la porte à des sanctions dans notre liberté d’expression.Nous ne pouvons le tolérer et nous devrons,si besoin est.nous battre jusqu’à la RELAXE SANS CONDITION de notre cher camarade Roberto.

Non à une jurisprudence de la censure,oui à la liberté totale d’expression !!!

François Pellarin.


Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
17 septembre 2007 - 16h41 - Posté par

Condamné à 1 euro, Roberto aura à payer ses frais de justice

alors que les chantiers navals lui doivent des dommages et intérêts

Michèle


Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
17 septembre 2007 - 17h08

Le 1 euro resterait symbolique.

Il continuerait de peser sur Roberto en tant qu’accusé alors que la justice se doit de l’innocenter et le considérer comme victime dans cette affaire, soutenant ainsi la liberté d’expression et notre droit à l’information.
Il en va de la crédibilité de la justice et de la démocratie !



Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
17 septembre 2007 - 19h42 - Posté par

Quand il y aura relaxe pour Roberto, il devra poursuivre les "chantiers navals" pour entrave à la liberté d’expression et la CGT devra s’impliquer dans ce combat. C’est trop grave si nous laissons faire. Même la Justice en France risque d’être en grand danger, si nous ne faisons pas respecter le droit, qui est notre droit qui soutend notre démocratie.

La dictature et le nazisme commencent là, si nous ne protégeons pas les piliers de notre démocratie.


Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
18 septembre 2007 - 00h15

Super , c’est bien ; il faut résister pied à pied.

Je connais au moins cinq histoires de ce type dans mon coin.La droite décomplexée essaye d’écraser tous les îlots de démocratie ; accrochons nous ça va tanguer...



Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
18 septembre 2007 - 08h01

Bravo et merci à frédéric Durand (et à l’huma)de RENDRE COMPTE....TF1, A2, FR3 et les autres ? mais il sont où ? Atypique oui mais les vieilles recettes patronnale sont toujours bien préentes et décompléxées ...elles aussi !



Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
18 septembre 2007 - 11h43

Bravo à tous, et un salut particulier à Ander (André), le permanent qui sait ce que répression patronale veut dire.



Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
19 septembre 2007 - 10h37

il faut que Roberto obtienne la relaxe pure et simple. l’euro symbolique équivaut à une condamnation pour diffamation et cela c’est inacceptable.
la liberté de la presse serait mise à dure épreuve et ouvrira la porte au patronnat qui s’engouffrera dedans la prochaine fois.
RELAXE pour tous nos amis.

Patricia Corse du Sud



Société des chantiers navals de l’Atlantique : l’effet boomerang de l’affaire « Bellaciao »
28 septembre 2007 - 23h06

quand on connait ander fadda , et l’usm cgt des chantiers,vaut mieux faire attention
qui s’y frotte s’y pique
bravo encore ander







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