Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
PUBLIEZ ICI PUBLIEZ VOTRE CONTRIBUTION ICI

Alain Duhamel nouvelle sorcière de Salem

de : Jean-François Téaldi
lundi 5 mars 2007 - 13h25 - Signaler aux modérateurs
7 commentaires
JPEG - 10.2 ko

Appel des journalistes de l’audiovisuel public pour des débats contradictoires. Signez la pétition

de Jean-François Téaldi Grand Reporteur audiovisuel public, journaliste politique, Membre du Conseil de campagne de Marie George Buffet

"Le premier qui dit la vérité, il doit-être exécuté".

Ainsi pour avoir oser affirmer qu’il "aime bien François Bayrou" et qu’il "va voter pour lui" Alain Duhamel se retrouve sanctionné.

Quelle hypocrisie !

Fallait-il attendre cette déclaration pour s’apercevoir que celui qui analyse la vie politique depuis quarante ans sur les chaînes de télévision, de radio et dans la presse écrite était un homme de droite ?

Bien sur que non.

Mais alors pourquoi ce tumulte et ces sanctions ?

Tout simplement parce qu’il a osé dévoiler publiquement qu’il était non seulement un journaliste, dont-on peut discuter les questionnements moulés dans la pensée de droite, mais aussi un citoyen qui a des idées, qui les exprime et qui vote.

Au delà du fait que ces sanctions remettent en cause les droits constitutionnels d’avoir des idées, de les exprimer ou d’adhérer à un parti politique, au delà du fait que la Convention collective des journalistes reconnaît en son article 3 que « le journaliste a le droit d’avoir sa liberté d’opinion et son expression publique », ces sanctions doivent nous interpeller.

Les explications données pour justifier les suspensions d’Alain Duhamel tant par le Pdg de France Télévisions, que par la Directrice de l’Information de France 2 ou par la Direction de RTL, posent questions.

Pour les uns, il s’agit de rappeler que « le métier de journaliste impose dans des périodes sensibles des règles strictes, que « le service public se doit d’être irréprochable, tout particulièrement en campagne électorale, en respectant rigoureusement les règles d’indépendance, d’impartialité et de neutralité dans les journaux et les magazines d’information ».

Pour les autres, « les journalistes doivent-être neutres, d’une très grande impartialité et ne faire l’objet d’aucune suspicion ».

Ces déclarations sont pour le moins surprenantes.

Pourquoi cette règle de rigueur, oh combien malmenée dans la profession, ne s’appliquerait-elle que durant les périodes électorales et pas tout au long de l’année ?

Les Directions estimeraient-elles que durant les autres périodes l’éthique peut-être bafouée ?

Il suffit pourtant de lire les comptes rendus annuels des services de Médiation pour constater que l’information est malmenée à tout moment, sur tous les sujets de société, et que les téléspectateurs, auditeurs et lecteurs nous en font le reproche.

Et puis, que recouvrent ces concepts de « neutralité, indépendance, impartialité », d’objectivité, que l’on ressort à toutes occasions ?

Le journaliste est-il un robot, voire un scribe, qui se contenterait d’énoncer et de rapporter des vérités inscrites dans des tables de la loi ?

Ne serait-il devenu qu’un monsieur Loyal distribuant le temps de parole à des candidats et à leurs services de communication ?

Chaque matin, lorsqu’il arrive dans sa rédaction, accroche-t-il au porte manteau comme des oripeaux ses origines, sa formation, sa culture et ses idées, pour entrer dans une chambre stérile et aseptisée sur laquelle serait écrit : « Journaliste Objectif » ?

Bien sur que non !

A tout moment notre profession est appelée, collectivement et individuellement, à faire des choix qui ne peuvent par essence être coupés de nos vécus, de nos parcours.

Choix dès la réunion des rédactions en chef qui vont choisir les sujets à traiter ou à ne pas traiter ; choix des conférences de rédactions, ou de services, qui vont collectivement, confirmer ou infirmer ces propositions et déterminer les angles des sujets ; choix dans la préparation des reportages où, individuellement, les journalistes vont sélectionner leurs interlocuteurs ; choix au retour du terrain, lorsqu’ils vont sélectionner les éléments de réponses à leurs interviews, les images ou les photos, le montage (pour les journalistes de l’audiovisuel), choix des écrits rédactionnels où les mots vont donner du sens aux contenus ; choix encore pour le positionnement dans la page ou l’édition, en ouverture, en une, en haut de page, en bas de page….

A chaque instant le journalistes effectue ses choix.

A qui fera-on croire qu’ils ne sont pas imprégnés, consciemment ou inconsciemment, par leurs subjectivités d’individus, d’êtres pensants qu’il sont…heureusement !

Décidément non, il n’est pas humainement possible d’être objectif.

En revanche, oui, nous nous devons d’être rigoureux et honnêtes, oui, nous devons croiser nos sources et les vérifier.

Oui, nous nous devons de ne pas déformer le sens général des réponses de nos interlocuteurs, au profit de la petite phrase isolée de son contexte, mais qui fera paraît-il de l’audimat.

Ces quelques rappels nécessaires étant posés, toute la profession s’accordant pour reconnaître qu’Alain Duhamel est un professionnel de l’information, pourquoi le sanctionner ?

Au delà de l’affirmation de son positionnement citoyen sur l’échiquier politique, position que je respecte même si je ne la partage pas étant pour ma part un citoyen engagé dans la gauche anti-libérale, la véritable raison des sanctions n’est-elle pas que sa déclaration a relancé publiquement le débat sur des collusions avérées entre certains journalistes et les hommes politiques, une collusion justement dénoncée par une majorité de français, et par là même effrayé ses employeurs ?

L’aveu est publié par Le Parisien, grâce à la Directrice de l’information de France 2 : « la phrase circulait, (…) Alain Duhamel pensait qu’il s’exprimait dans une enceinte privée, or c’était une enceinte publique », (…) La règle est simple pour un journaliste : il ne doit pas révéler son vote » !

C’est bien pour « délit » d’opinion, parce qu’il a osé afficher son choix de citoyen et parce que ce choix est devenu public, qu’Alain Duhamel a été sanctionné et non parce qu’il votera Bayrou.

Pour vivre heureux vivons cachés !

Et bien non. Je préfère de beaucoup que les journalistes politiques fassent eux mêmes connaître leurs opinions, plutôt que d’entendre ces rumeurs et ces procès d’intention qui hantent les couloirs des médias sur les engagements supposés des uns et des autres.

Après les « jurisprudences » Shonberg et Drucker a qui l’on reprochait les choix de leurs vies privées, voilà que l’on reproche à présent à Duhamel son engagement citoyen, par « principe de précaution ».

Ces journalistes avaient-ils violé notre éthique ? Avaient-ils déshonoré la profession ?

Devaient-ils de ce fait être mis à l’encan par leurs pairs ?

Décidément non.

Alors pourquoi les sanctionner à priori ? La présomption d’innocence ne s’appliquerait-elle qu’aux délinquants en cols blancs ou aux hommes politiques occupant les plus hautes fonctions de l’Etat ?

Et voilà Duhamel forcé de faire son autocritique dans Libération : « Je n’ai pas d’engagement mais des idées (…), Je me suis laissé aller (…), C’est une maladresse (…), Je ne savais pas qu’on était filmés (…) »

Big brother is watching you ! C’est pitoyable.

Mais dans quelle société vit-on ?

Ces sanctions, malheureuses, pourraient néanmoins avoir une utilité si elles permettaient d’engager le débat sur ce que doit-être une information pluraliste, rigoureuse, contradictoire et honnête.

Oui, ils ont raison ces 71% de français qui ne sont pas satisfaits du débat politique ; oui, ils ont raison lorsqu’ils estiment que leurs problèmes (emploi, logement, salaires, pauvreté, environnement, financement des propositions) ne sont pas traités dans la campagne et que celle-ci ne leur apprend rien (1).

Oui, ils ont raison de demander avant le premier tour des débats contradictoire entre les différents candidats ; non seulement entre les candidats de droite et de gauche, mais aussi entre les candidats de droite et entre les candidats de gauche*.

Oui, ils ont raison d’en avoir assez d’entendre toujours les mêmes analystes, courir d’un plateau de télévision à un studio de radio, après les avoir lus dans leur quotidien habituel.

Oui, ils ont raison de s’offusquer que les experts invités à s’exprimer dans les télé et radios, dans les colonnes de leurs journaux, reflètent toujours la pensée et les réponses néo-libérales, selon lesquelles il n’existe pas de solution en dehors des règles fixées par l’OMC, la BCE ou le G8, que ce soit pour l’économie ou la défense, l’international ou le local.

C’est bien là que réside la suspicion, la connivence, le coulage dans le moule de la pensée unique et pas dans les prises de position citoyennes, ou dans la vie privée des uns et des autres.

A quand de véritables débats contradictoires entre les candidats, sur leurs choix de société et les moyens de financer leurs promesses électorales ?

A quand des débats contradictoires entre experts de toutes tendances qui apportent des éclairages dans leurs domaines sur les solutions alternatives au dogme néo-libéral ?

A quand de véritables débats avec non seulement des panels de citoyens, qui humanisent certes par l’évocation de leurs cas individuels les grandes questions de société, mais aussi avec des journalistes qui analysent leurs réponses, font valoir leur droit de suite, mettent en contradiction les candidats et tracent des pistes de réflexion pour permettre aux électeurs de se faire une opinion et de voter en toute connaissance de cause ?

Ce n’est qu’à ces conditions que le fossé creusé entre la profession et les citoyens, fossé creusé par nos errances de 1995 avec Balladur, de 2002 avec Le Pen et l’insécurité, de 2005 avec le Référendum sur le Traité constitutionnel, de 2006 avec la révolte des banlieues, ce n’est qu’à ces conditions que le fossé se comblera.

Ce n’est qu’à ces conditions que la profession retrouvera son rôle de contre-pouvoir, pilier essentiel du débat démocratique, et son plaisir de pratiquer le plus beau métier du monde au service du citoyen.

1. (1)Sondage Le Figaro, 1er février 2007 ; (2) « Appel des journalistes de l’audiovisuel public pour des débats contradictoires » sur les sites Bellaciao et Info-Impartiale


Partager cet article :

Imprimer cet article
Commentaires de l'article
EN-FIN !!!!!
5 mars 2007 - 14h45

des journalistes qui sortent enfin de leur soit disante réserve, qui s’expriment qui se mouillent (*).
C’est bien les gars et les filles continuez c’estbon pour la démocratie et le changement.
Et en plus , on se fait moins ch....
Je suis communiste et je suis prèt a signer la pétition ou manifester pour que la sanction d’Alain DUHAMEL soit non seulement levée mais avec des excuses. Ou alors MR DE CAROLIS mérite la même sanction. il n’a pas exprimer son opinion de vote mais on le sait tellement que c’est comme si il l’avait dit a l’antenne.
Un bémol , que Mr Alain DUHAMEL milite pour que des journalistes communistes soient embauchés et ailleur que dans les placards.

bon on la signe ou cette pitition

(*) comme Christine OCKRENT lors du référundum qui s’est mouillée jusqu’au cou pour le OUI. Le lendemain elle était toujours a l’antenne.

andré 18



Alain Duhamel nouvelle sorcière de Salem
5 mars 2007 - 15h06

La liberté d’expression est une et indivisible. Mais pas à sens unique et à tous les niveaux, médias comprises !!! Ce serait bien que M. DUHAMEL s’ en souvienne !!!! A cette seule condition il méritera mon soutien.

Vive le pluralisme et la confrontation d’ idées !

Jacquou le croquant



Alain Duhamel nouvelle sorcière de Salem
5 mars 2007 - 15h55 - Posté par

Si monsieur Alain Duhamel en lieu et place de dire qu’il soutenait Bayrou avait dit qu’il soutenait Sarkosy, aurait-il eu la même sanction ? That is the question ! La liberté d’expression et un droit.
Que le téléphone sonne depuis la Place Beauveau pour faire taire un journaliste est un acte inique. Que les directeurs des médias se couchent aussitôt devant cet ordre, c’est de la soumission et de la lâcheté. Il est vrai que certaines médias sont aux mains de groupes financiers qui roulent pour Sarkosy, TF1, le Monde, Libération, le Figaro, sont des parasites puant la Sarkosphère. Albert


Alain Duhamel nouvelle sorcière de Salem
5 mars 2007 - 16h20

Certes, les raisons sont nombreuses, diverses, qui autorisent un journaliste du service public (ou pas) de s’exprimer sur ses opinions politiques, et d’exprimer sa propre opinion. Mais il est symptomatique qu’un journaliste aussi emblématiquement de droite que Duhamel (il est passé tout prêt du : "taisez-vous Duhamel"), se taise et ne fasse pas valoir ses droits légaux et conventionnels.
Revendiquer, pour ces vizirs de l’information, ce serait une faute de goût, pire : une faute de genre.
C’est pourquoi il faut défendre le cas DUHAMEL, malgré lui.

Etienne Ugolini



Alain Duhamel nouvelle sorcière de Salem
5 mars 2007 - 22h38 - Posté par

Est-ce que la liberté de la presse est au-dessus des libertés individuelles ? M.Duhamel se soucie-t-il des milliers de militants syndicaux qui sont licenciés sans le parachute doré de ce journaliste. Ils sont licenciés pour délit d’opinion, pour délit de travailler debout, pour délit d’oser contredire leurs patrons et pour oser proposer un autre partage des richesses crées par les salariés.

Vous aller me dire qu’il ne faut pas mélanger, sans doute auriez vous raison, mais très franchement, le sors de tous ces syndicalistes me préoccupent, celui de Duhamel, non, désolé.

PP


Alain Duhamel nouvelle sorcière de Salem
6 mars 2007 - 00h04 - Posté par

Ah, j’aime bien ce qu’il dit PP. Et je le partage.

Non, franchement, Duhamel, ce valet du pouvoir depuis des années ! Je ne lèverai pas l’hombre d’un petit doigt pour lui.

JMH


Voila qu’ça r’commence
6 mars 2007 - 09h13

tous les jours BOVE droit aun reportage et un interview aux JT. Hier soir on l’a vu dans la paille.
et rien sur MG BUFFET.

andré 18







accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

(test au 15 juin 2021)
Facebook Twitter
DAZIBAO
14e festival des Canotiers mercredi 7 au dimanche 11 juillet 2021
lundi 5 juillet
L’association Ménil Mon Temps présente le 14e festival Les Canotiers, « cinéma et concerts en plein air », qui se déroulera du mercredi 7 au dimanche 11 juillet 2021 sur le parvis de l’église de Ménilmontant. Au programme : Des concerts (20h30) : Mer 7 : Dominique Grange et Mymytchell, avec Jonathan Malnoury (guitare) et Alexis Lambert (accordéon). Jeu 8 : Cheikh Sidi Bemol (solo). Ven 9 : TyArd, [Duo Électro-Pop]. Dim 11 : M.A.J, [Duo Électro-Folk’n’Roll]. (...)
Lire la suite
Une lettre de Cesare Battisti, en grève de la faim et des soins depuis le 2 juin
jeudi 10 juin
de Cesare Battisti
Je m’adresse à mes enfants bien-aimés, à ma compagne de voyages, aux frères et aux sœurs, aux neveux, aux amis et aux camarades, aux collègues de travail et à vous tous qui m’avez bien aimé et soutenu dans votre cœur. Les effets destructeurs de la grève Je vous demande à vous tous un dernier effort, celui de comprendre les raisons qui me poussent à lutter jusqu’à la conséquence ultime au nom du droit à la dignité pour chaque détenu, de tous. La dignité (...)
Lire la suite
QUI ATTAQUE UN CAMARADE ATTAQUE NOTRE SYNDICAT DANS SON ENSEMBLE !!!!
samedi 5 juin
de Roberto Ferrario
Après mon expulsion de infocom ordonné par Romain Altmann ma colère est très froide je peux dire glaciale... Je me réveille cet matin avec plein d’idées de comme organiser la riposte... mais tranquillement... Ma première adhésion syndicale à 17 ans mon premier boulot dans le plus grand hôpital de Milan, je ne 64 et certainement n’est pas un Romain Altmann qui va m’empêcher de continuer mon combat, probablement solitaire... Mais aussi avec mes camarades de mon syndicat, la (...)
Lire la suite
La purge interne chez Info’Com-CGT se poursuit...
vendredi 4 juin
de Collectif Bellaciao
La direction du syndicat #InfoComCGT dirigé par le secrétaire général Romain Altmann : après avoir poussé à la démission Mickaël Wamen (délégué CGT Goodyear) du syndicat #InfoComCGT après avoir expulsé Sidi Boussetta (secrétaire-adjoint UL CGT Blois) du syndicat #InfoComCGT après avoir expulsé Roberto Ferrario (porte parole du site bellaciao.org) du syndicat #InfoComCGT après la démission de Stéphane Paturey secrétaire général-adjoint d’#InfoComCGT après la démission de (...)
Lire la suite
Israël. Exemple du déséquilibre d’information…
lundi 17 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Le gouvernement israélien a toujours peur de l’information comme aujourd’hui après la démolition du siège de l’AP et comme par le passé les « ennemis d’Israël » sont des journalistes ... Exemple du déséquilibre d’information. Des journalistes à Gaza sur les décombres de leurs anciens bureaux détruits par l’armée de l’air israélienne ... A Paris, la discussion sur « nos » médias grand public tourne autour du nombre de fois où l’expression (...)
Lire la suite
Liberté de la presse, version israélienne (video)
samedi 15 mai
L’armée israélienne a détruit samedi le bâtiment qui abrite les bureaux de l’agence de presse américaine Associated Press et Al Jazeera dans la bande de Gaza La tour de la ville de Gaza qui abritait les bureaux des médias internationaux a été pulvérisée samedi par une attaque annoncée quelques minutes plus tôt par l’armée israélienne. Le bâtiment de 13 étages, visé par l’armée de l’air israélienne et qui venait d’être évacué, s’est effondré, (...)
Lire la suite
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite