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G.I. Abdallah : nouveau refus de libération

de : CLGIA
jeudi 26 février 2015 - 23h43 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires

GEORGES IBRAHIM ABDALLAH : JUSQU’À QUAND ?

JPEG - 12.7 ko

Aujourd’hui, 26 février 2015, la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris a rejeté l’appel formé par Georges Ibrahim Abdallah après le rejet, le 5 novembre 2014, de sa dernière demande de libération par le tribunal d’application des peines.

Celui-ci avait déclaré "irrecevable" la demande de Georges Ibrahim Abdallah, au motif qu’il n’avait pas fait préalablement l’objet d’un arrêté d’expulsion. Le tribunal avait également rejeté la demande d’effectuer une année probatoire, préalable à une libération, dans un établissement pénitentiaire plutôt qu’en régime de semi-liberté ou sous surveillance électronique, sous prétexte que Georges Abdallah n’avait pas présenté de "projet" à l’appui de sa demande.

La cour d’appel ne s’est pas contentée de déclarer une nouvelle fois la demande irrecevable en raison de l’absence d’une mesure d’éloignement du territoire français, elle a ajouté cette fois que Georges Abdallah "ne regrettait pas les actes pour lesquels il avait été condamné".

Georges Abdallah a immédiatement formé un pourvoi en cassation.

Ce simulacre de justice confirme une fois de plus le régime d’exception appliqué à Georges Ibrahim Abdallah depuis 30 ans. Mais la décision de la cour d’appel se révèle aujourd’hui – comme l’a expliqué son avocat, Jean-Louis Chalanset – "très régressive", puisqu’à deux reprises, en 2003 et lors de sa précédente demande en 2012, la justice avait décidé en première instance la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

L’"atteinte à la séparation des pouvoirs" dénoncée par son avocat est maintenant flagrante et confirme que le maintien en prison de Georges Abdallah est une décision politique de l’État français. Enfin, cet esprit de vengeance continue traduit de nouveau la complicité de l’impérialisme français avec l’État sioniste et les États-Unis.

Georges Abdallah reste un militant communiste, anti-impérialiste et antisioniste, il demeure un résistant qui n’a ni regrets ni remords à exprimer pour le combat qu’il a toujours mené et continuera de mener pour la justice et la liberté, aux côtés des peuples opprimés, particulièrement le peuple palestinien.

En France, au Liban, son pays, à Tunis ou à Athènes, et jusqu’en Argentine, de plus en plus de voix s’élèvent dans le monde pour condamner la France et soutenir la cause de Georges Ibrahim Abdallah. Tous ensemble, nous resterons mobilisés pour lui exprimer notre solidarité, jusqu’à sa libération et son retour au Liban.

Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA) Paris, le 26 février 2015

http://liberonsgeorges.over-blog.com liberonsgeorges 9sF no-log.org


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Commentaires de l'article
G.I. Abdallah : nouveau refus de libération
27 février 2015 - 10h19 - Posté par Mario en colère

je suis écoeurée par l’attitude du gouvernement français Nos gouvernants ont une âme de valets ,j’ai honte pour la France.



G.I. Abdallah : nouveau refus de libération
27 février 2015 - 11h12 - Posté par PierreP

""ne regrettait pas les actes pour lesquels il avait été condamné".".
Voilà donc une nouvelle exigence de nos gouvernants souteneurs de l’Etat Sioniste Colonialiste.
Quelle différence entre ceux-ci qui exigent une repentance au mépris de ce qui fait GI Abdallah en tant que militant, et ceux de Daesh qui exigent une repentance aux musulmans soit disant dans le pêché ou au non musulmans dans la mécréance ?
Les dictatures bourgeoises (démocratisées ou non) ont des points communs en ce qu’elles n’acceptent pas de projet de société libérateur, progressiste pour le prolétariat et les peuples.
Il s’agit bien d’une même haine anticommuniste et des peuples.



G.I. Abdallah : nouveau refus de libération
27 février 2015 - 17h44 - Posté par nOCTURNE

Respect pour G I ABDALLAH !, honte a la France pour sa vindicte


G.I. Abdallah : nouveau refus de libération
27 février 2015 - 19h12 - Posté par Alain Chancogne

Excellent papier dans l’HUMA

.

Le militant, emprisonné en France depuis plus de trente ans, s’est vu refuser sa dixième demande de libération. Le ministère de l’Intérieur, lui, nie un arrêté d’expulsion. Cette décision politique complaît à Israël.

Question  : la justice française se grandit-elle, fait-elle la preuve de son indépendance en refusant, pour la dixième fois, la libération de Georges Ibrahim Abdallah, chrétien libanais aujourd’hui âgé de soixante-deux ans  ?

L’ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (Farl) est en prison depuis plus de trente ans maintenant. Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, il avait été condamné à perpétuité pour complicité dans les assassinats, en 1982 à Paris, de deux diplomates, l’Américain Charles Robert Ray et l’Israélien Yacov Barsimantov. Trente ans. Le triste record de Nelson Mandela, jeté dans une geôle par le pouvoir de l’apartheid, est battu.

Triple peine et régression

Qu’a dit la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris, réunie jeudi  ? Une nouvelle fois, la demande de libération a été déclarée irrecevable, au motif que Georges Ibrahim Abdallah n’avait pas fait préalablement l’objet d’un arrêté d’expulsion. Or, cet arrêté d’expulsion, pourtant arme souvent dégainée par les multiples ministres de l’Intérieur lorsqu’il s’agit de travailleurs migrants, lui a toujours été refusé. Y compris par Manuel Valls, actuel hôte de Matignon qui, comme Charles Pasqua à son époque, a promis de «  terroriser les terroristes  ». Mais la cour d’appel a ajouté à cet argument le fait que Georges Ibrahim Abdallah «  ne regrettait pas les actes pour lesquels il avait été condamné  » et rappelé qu’il n’avait pas indemnisé les ayants droit des victimes. C’est, en quelque sorte, une triple peine. Pas moins  ! L’avocat du militant libanais, Me Jean-Louis Chalanset, a indiqué que son client allait se pourvoir en cassation. Pour lui, la décision de la cour d’appel est «  très régressive  » dans ses motivations, par rapport à celles rendues précédemment. Le 5 novembre, en effet, le tribunal d’application des peines avait refusé, pour la neuvième fois, de remettre en liberté l’ancien chef des Farl, décision dont son avocat avait fait appel. En 2012, un avis favorable avait pourtant été rendu par le juge d’application des peines, puis en appel, mais la Cour de cassation avait finalement déclaré la demande irrecevable.


Comment peut-on demander à un militant révolutionnaire, communiste, de se déjuger ?

Cette décision de la justice française est éminemment politique. Georges Ibrahim Abdallah doit-il rester indéfiniment en prison  ? Comment peut-on demander à un militant révolutionnaire, communiste, de se déjuger, alors que son acte visait à contrecarrer et dénoncer l’occupation du Liban par l’armée israélienne, occupation soutenue notamment par les États-Unis et par la plupart des pays occidentaux, dont la France  ? Pourquoi le ministère de l’Intérieur ne publie-t-il pas un arrêté d’expulsion, si ce n’est pour continuer à faire payer à Georges Ibrahim Abdallah et, à travers lui, à tous ceux qui s’opposent à la politique israélienne dans la région  ? Cette décision survient alors qu’Israël et ses dirigeants ne sont toujours pas inquiétés pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés en 2008-2009, puis en juillet 2014, dans la bande de Gaza où des milliers de personnes, dont des centaines de femmes et d’enfants, ont été massacrées. Pis, s’agissant de la dernière offensive israélienne, le chef de la mission d’enquête de l’ONU a été contraint à la démission sous la pression exercée par Tel-Aviv. Et quand un rapport voit enfin le jour, il est purement et simplement remisé, avec l’aval des grandes puissances, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Une décision politique, donc, qui devrait amener à une mobilisation supplémentaire pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Le comité créé en ce sens va y contribuer

.



G.I. Abdallah : nouveau refus de libération
27 février 2015 - 19h16 - Posté par Alain Chancogne

En complément avec un salut amical à Georges qui apprécie de sa prison de Lannemezan , toute la solidarité militante, ce papier :

http://www.mondialisation.ca/george...

Extrait :

V- Le parcours atypique d’un homme de conviction

Georges Ibrahim Abdallah, doyen des prisonniers politiques arabes, est l’honneur des Arabes, la conscience des révolutionnaires, le remord vivant des militants de tous bords. Né le 2 avril 1951 à Al Qoubaiyat (Nord-Liban), militant communiste pro palestinien a été blessé lors de la première invasion israélienne du Sud Liban en 1978. Il passe pour avoir été le chef des FARL (Fractions armées révolutionnaires libanaises) dont il aurait dirigé depuis Lyon les opérations en France sous les pseudonymes Salih al-Masri et Abdu-Qad.

En 1982, les FARL revendiquent l’assassinat de Charles R.Ray, attaché militaire américain à Paris, le 18 janvier 1982, ainsi que Yacov Barsimentov, diplomate israélien (le 3 avril 1982, et blessent gravement Robert Onan, consul américain à Strasbourg. Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, il a été condamné le 10 juillet 1986 à perpétuité par la Cour d’assises spéciale, sous les pressions conjuguées des États-Unis et d’Israël pour complicité d’assassinat le 28 février 1987.

En 30 ans de captivité, l’homme n’a jamais renié ses convictions, jamais déserté le combat politique, jamais été intimidé par le comportement dilatoire de son geôlier, le ministre socialo néo-conservateur de l’Intérieur, Manuel Valls, relais fidèle des pressions américaines et israéliennes. Dans l’adversité, il a vaincu ses adversaires fielleux qui, au déni de droit, lui ont superposé un abus de pouvoir. L’arbitraire dans la « Patrie des Droits de l’Homme ». Quelle infamie. Quelle forfaiture. La marque d’un nanisme la politique.

Georges, il est vrai, appartient à la race des hommes libres. Pas plus « Uncle Ben’s » que « Bounty ». Ni un « native informant » (3) ou un « rented negros » (4) qui peuplent malheureusement nos lucarnes et polluent nos esprits. Né libre et demeuré tel. Fidèle à son engagement. Fidèle à lui-même. Fidèle à sa liberté, sa compagne de captivité, durant sa période d’incarcération






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