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Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"

de : Front unique
vendredi 23 janvier 2015 - 12h23 - Signaler aux modérateurs
11 commentaires

Intervention de Thierry Faugier

Hollande s’est adressé hier aux représentants du Patronat et des syndicats. Il leur a dit : « Vous veillerez dans les décisions que vous prendrez à être à la hauteur de ce qui s’est produit dans notre pays. ». Il leur a aussi demandé de passer à la vitesse supérieure pour la mise en place du pacte de responsabilité. Ce qu’il demande c’est que les représentants syndicaux, au nom de l’unité nationale, renoncent à la défense des intérêts des travailleurs et se soumettent plus encore aux exigences des capitalistes et du gouvernement.

Pourtant, cette soumission révulse un nombre croissant de travailleurs et cela a bien sûr des effets au sein même des organisations syndicales.

Chacun comprend qu’au sein de la CGT, par-delà les frasques financières de Le Paon et de son cercle rapproché, de nombreux syndiqués et des instances de cette confédération ont fait le lien entre ces dérives et la soumission de la direction nationale vis-à-vis du gouvernement lors de la grève de juin dernier à la Sncf et vis-à-vis du Medef lors de la « négociation » dite « sur l’amélioration du dialogue social ».

Lors des élections professionnelles dans la fonction publique, comme c’était prévisible, l’orientation de soutien acharné à la politique gouvernementale de la direction de notre fédération, de celle de ses principaux syndicats, le Snes et le Snuipp, a conduit à une large défaite (perte de 5% pour la FSU ; pour le SNES ; plus de 6% de recul chez les certifiés et les agrégés ; pour le Snuipp, presque 4% de perte). Une part importante de notre électorat s’abstenant.

Il est flagrant pour le Snuipp et le Snes que c’est le refus de combattre pour l’abrogation du décret rythmes scolaires et contre la liquidation des décrets de 1950 qui a été sanctionné par nos collègues.

Une enquête récente réalisée par le Snuipp auprès de 15 000 enseignants du 1er degré indique que près de 70% font état de conditions de travail dégradées et 80% évoquent des conséquences négatives sur leur vie personnelle.

Après la liquidation des décrets de 1950, on voit comment avec le projet de décret indemnitaire qui en découle, ce sont les chefs d’établissement qui seront les maîtres absolus dans la distribution des indemnités.

L’affaiblissement des syndicats majoritaires aux élections professionnelles est un coup porté aux personnels car il fournit un encouragement au gouvernement pour aller encore plus loin dans la liquidation des acquis qui subsistent.

Et alors qu’un changement radical d’orientation s’impose, notre direction fédérale persiste à accepter les négociations PPCR (Parcours professionnel, carrières et rémunérations). Accepter cette discussion, c’est d’abord entériner la diminution programmée chaque année du traitement net des fonctionnaires, conséquence du blocage du point d’indice et de l’augmentation du prélèvement pension civile. Mais le but des négociations PPCR en est bien plus terrible : il vise à réduire le nombre des corps par leur fusion, à accroître le mérite dans le déroulement des carrières, à généraliser la mobilité y compris d’une fonction publique à l’autre pour favoriser les restructurations, les suppressions de postes et le transfert de pans entiers de la fonction publique d’Etat vers les collectivités territoriales (personnels d’orientation, personnels de l’enseignement professionnel…). Aussi la défense élémentaire des fonctionnaires et de leurs acquis impose la rupture de ces discussions.

Notre secrétaire générale, dans une interview à l’agence AEF, réaffirme clairement cette ligne de soumission aux attaques gouvernementales, avant même le débat d’aujourd’hui sur les résultats des élections professionnelles.

AEF lui pose cette question : « Votre résultat aux élections professionnelles vous pousse-t-il à hausser le ton ? »

Réponse de Bernadette Groison : « Nous n’avons pas à hausser le ton. La FSU s’est engagée depuis deux ans sur la question des rythmes, du décret de 1950, du socle commun et des programmes. Nous n’avons rien à prouver à personne et la refondation ne serait pas ce qu’elle est sans cet engagement. L’orientation de la FSU ne changera pas et nous continuerons à être force de propositions. »

Persister dans cette orientation prépare de nouveaux désastres mettant l’existence même de notre fédération et de ses syndicats en péril et elle ouvre toutes grandes les portes à de nouvelles attaques contre nos professions.

Voilà pourquoi le courant Front Unique considère qu’il est urgent que notre fédération change radicalement d’orientation et qu’elle mette en avant ces mots d’ordre :

 Refus de l’union nationale

 Rupture du dialogue social avec le gouvernement !

 Défense des statuts : abrogation des décrets "rythmes scolaires" et du nouveau décret statutaire dans le secondaire ! Retour aux décrets de 50 !

 Retrait du projet de décret sur les indemnités pour les enseignants !

 Défense de l’enseignement disciplinaire, des programmes et des diplômes nationaux et en particulier du bac premier diplôme universitaire

 Défense du statut de la Fonction Publique, rupture de la concertation visant à le liquider

 Création des postes nécessaires statutaires. Non à tout recrutement dérogatoire au statut

Notre fédération doit aussi affirmer que les enseignants n’ont pas à être enrôlés auprès de leurs élèves par le gouvernement pour défendre de supposées valeurs communes, lesquelles ? Les interventions impérialistes réitérées, le soutien inconditionnel aux massacres perpétrés par l’Etat d’Israël, le financement public des écoles privées qui empêche le vivre ensemble des élèves dès leur plus jeune âge ?

La FSU doit s’opposer radicalement à ce qu’au nom de la laïcité, des forces, y compris cléricales, promeuvent l’introduction des religions dans les écoles publiques.

La FSU doit s’opposer enfin à la demande faite à certains personnels d’agir en indics de police.


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Commentaires de l'article
Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
23 janvier 2015 - 18h11 - Posté par triaire

La FSU est passée de l’autre côté, celui du manche, il ne faut rien en attendre .



Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
24 janvier 2015 - 15h06

Employer le qualificatif "jaune" pour parler de la FSU décrédibilise tout le reste.

En particulier, ça rend un peu surréaliste et ridicule d’appeler des "jaunes" à adopter une position radicalement "rouge" :

La FSU doit...

Alors, ce sont des "jaunes", des ennemis, ou bien des syndicalistes qui sont trop réformistes, corporatistes, conciliants, qui ne savent pas trop quelle stratégie adopter... ???

Si ce sont des "jaunes", pourquoi rester avec eux dans la FSU ?!
Si ce sont des "jaunes", comment espérer qu’ils changent de camp ?

Les mots ont un sens.



Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
24 janvier 2015 - 17h59 - Posté par

Marre de vouloir à tout prix sauver le navire FSU !!!
Il y a plus combatif ailleurs !


Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
25 janvier 2015 - 09h34 - Posté par

Marre de vouloir à tout prix sauver le navire FSU !!!

Tu as raison.

Soit on pense que la FSU, malgré ses défauts, est encore du bon côté de la barrière et reste un outil utile.

Soit on pense que ce sont des jaunes, qu’ils sont de l’autre côté de la barrière, et dans ce cas on va ailleurs.

Mais quelle cohérence dans ce que dit Front Unique ?
« Ce sont des jaunes, mais on reste en leur demandant de prendre des positions rouges. »

C’est se payer de mots.


Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
25 janvier 2015 - 10h43 - Posté par

A 90 141.

Le texte vient de Front unique, un groupe qui est membre de la FSU, parce qu’il entend la combattre de l’intérieur.
C’est une position que l’on peut contester sur le fond, mais il est ridicule d’employer le qualficatif ridicule pour décrire FU.


Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
25 janvier 2015 - 11h10 - Posté par Boson

Militer dans une organisation pour la combattre ? Toute une philosophie !
Pour la faire changer je comprends, mais pour la combattre... Autant partir !
Avec ce genre de raisonnement on pourrait vite conclure que pour combattre l’exploitation il faut devenir exploiteur...


Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
25 janvier 2015 - 16h14 - Posté par

mais il est ridicule d’employer le qualficatif ridicule pour décrire FU.

J’ai employé "ridicule" pour rester dans l’euphémisme.

Pour moi, quelqu’un qui appelle "jaune" la FSU (en plus en faisant partie... à hauteur de 1,5%), c’est comme ceux qui parlaient de camps de concentration à propos des camps de prisonniers en Serbie, comme ceux qui parlent de génocide là où il y a répression ordinaire.

Le jour où on est face à de vrais jaunes, quel qualificatif reste-t-il ?
L’histoire du garçon qui criait "au loup", non ?

Et le résultat de l’emploi de mots totalement déplacés (pourquoi pas FSU fasciste, au point où on en est ?!), c’est que ça coupe l’herbe sous le pied à une critique rationnelle et équilibrée de la FSU, dont à mon avis la ligne est effectivement très contestable (le résultat de cette ligne étant très mauvais).

Pour ceux qui ne sont pas au fait des arcanes du syndicalisme enseignant, pour comprendre ces échanges, il faut savoir que la FSU (la grosse fédération de l’Education nationale) a le droit de tendance.

Que la tendance majoritaire (Unité Action, entre 75 et 80% des votes des syndiqués je crois), qui fixe la ligne, est mi-front de gauche mi-corporatiste (c’est ma vision).

Qu’il y a une tendance mi-anarco-syndicaliste mi-communiste révolutionnaire (Ecole Emancipée, entre 15 et 20% il me semble). Dont je me sens proche. Qui exprime une critique et une opposition de gauche à la ligne majoritaire.

Et qu’il y a... Front unique, qui qualifie son syndicat de "jaune" (en comprenant la signification et la violence du terme ???), et qui rassemble entre 1 et 2%.
Et qui se permet donc d’insulter 98% des syndiqués (dont moi).
Et qui, si je ne me trompe, est proche de l’ex OCI (POI aujourd’hui). Et qui, comme le signale plus bas un intervenant pro FU, pratique l’entrisme (pratique qui m’a toujours semblé... pas très claire).

Avant-garde éclairée, le syndiqué de base que je suis t’emmerde (je laisse tomber l’euphémisme, pour une fois).


Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
25 janvier 2015 - 20h16 - Posté par

Effectivement, d’accord avec les commentaires, si la FSU est "jaune", y adhérer, donc la financer avec ses cotisations, c’est de la collaboration, non ? FU jaune aussi ?


Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
25 janvier 2015 - 21h51 - Posté par

Tu te crois au fait du syndicalisme eneignant...Tu devrais savoir que FU n’utilise pas ke terme "jaune" pour décrire la FSU. Qui n’en est pas moins un syndicat collabo avec le pouvoir PS, elle l’a prouvé à maintes reprises depuis deux ans et demi.


Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
26 janvier 2015 - 08h31 - Posté par

Qui n’en est pas moins un syndicat collabo

Merci d’appuyer mon argumentation.

J’écrivais :

c’est comme ceux qui parlaient de camps de concentration à propos des camps de prisonniers en Serbie, comme ceux qui parlent de génocide là où il y a répression ordinaire.

Et aussi :

(pourquoi pas FSU fasciste, au point où on en est ?!)

Et toi, même pas peur, tu y vas :

« syndicat collabo »

Chapeau l’artiste.

J’apprécie aussi ton humour.
Tu dis :

Tu devrais savoir que FU n’utilise pas ke terme "jaune" pour décrire la FSU.

A défaut de savoir ça, je lis un article signé par Front unique dont le titre est :

Groison (FSU), toujours plus jaune

Oui tu as raison, FU n’utilise pas "jaune" pour parler de la FSU mais de ses dirigeants. Tu fais le choix de prendre les lecteurs pour des cons, pourquoi pas...

Le plus triste, c’est que la phrase de Groison est effectivement très critiquable, mais le vocabulaire délirant utilisé par FU a l’effet contraire et conforte sa position, toute critique risquant d’être assimilée à ces excès.

J’en reste là, ce débat avec des professionnels des guerres de chapelles ne me semblant pas très constructif.


Groison (FSU), toujours plus jaune : "Nous n’avons pas à hausser le ton"
26 janvier 2015 - 12h21 - Posté par

Ni les lecteurs, ni enseignants ne sont pas "cons", enfin pas plus que les autres.

Mais la profession est devenue spécialement veule. Cela la conduit à refuser de s’intéresser au démantèlement de ses droits, acté par le décret Peillon/Hamon, qui prévoit un accroissement sans limite autre que les 1 607 heures annuelles, que l’on ne peut pas à l’EN comptabiliser, de toute façon. Ce sont les chefs d’étable qui vont s’éclater. Leur perversité va pouvoir s’exprimer, avec la bénédiction rectorale, comme à Orange ou à la Poste.
Comme manifestement tu n’as rien à dire sur ce point, il est en effet hautement préférable que tu te taises. Tes histoires de fascisme sont d’une lourdeur, mon pauvre...






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